Un fauteuil qui aide les aidants doit être évalué au fil de la journée, pas seulement lors d’une démonstration. Il peut rendre certaines activités plus accessibles et permettre à la personne de régler sa position avec moins d’aide, lorsqu’elle en a la capacité. Pour comprendre où il serait utile, mieux vaut distinguer les demandes, l’effort physique et les interruptions. Un journal de trois jours aide à les décrire : il ne mesure pas les compétences de la personne qui aide et ne détermine pas combien d’heures d’aide pourraient être supprimées.
En bref
Pour comprendre comment alléger le quotidien de la personne qui aide, le motif des demandes compte, et pas seulement leur nombre. Une activité brève peut être exigeante, et être disponible en permanence ne se confond pas avec le seul travail manuel. Le journal de trois jours recueille des épisodes habituels, sans nouveaux essais : il aide à distinguer où des appuis, des commandes ou l’élévation verticale de l’ensemble du fauteuil peuvent être utiles, et où d’autres aides et des moments de repos restent nécessaires.
La charge de l’aide ne se lit pas seulement sur l’horloge
Préparer le déjeuner, aider une personne à changer de position et rester disponible pendant qu’elle se repose ne sont pas la même activité. Ces tâches peuvent prendre un temps comparable, tout en demandant une attention, une organisation et un engagement physique différents. Écrire de façon générale « aide toute la journée » rend compte de la fatigue globale, mais ne montre pas par où commencer pour améliorer le quotidien.
Parmi les difficultés de l’aide informelle, Eurocarers cite l’engagement prolongé, l’imprévisibilité et la vigilance permanente, ainsi que les répercussions sur la vie personnelle. Il n’est donc pas correct de promettre qu’une fonction mécanique règle à elle seule la charge qui pèse sur le proche aidant. [1]
Pour une première observation, séparez trois aspects : la tâche accomplie, la présence nécessaire et ce qui a interrompu une autre activité. Le temps d’une conversation souhaitée, par exemple, ne doit pas être considéré comme du temps perdu à réduire. La qualité de la relation continue de faire partie de la journée, même lorsque le produit simplifie un réglage.
Avant d’observer, convenez de ce qui compte pour la personne
Le journal fonctionne mieux si la personne aidée sait pourquoi il est tenu. L’objectif est de trouver des situations plus confortables et mieux organisées, et non de lui donner le sentiment d’être responsable de la fatigue de son entourage. Lorsqu’elle peut s’exprimer, demandez-lui quelles activités elle aimerait gérer autrement et quelles aides elle souhaite conserver.
Choisissez trois journées de la routine habituelle. Elles peuvent être consécutives ou inclure des moments avec des intervenants différents ; notez-le, car comparer des situations où les personnes et l’environnement changent demande de la prudence. N’attendez pas d’avoir terminé le journal pour demander de l’aide si une étape est déjà devenue peu sûre.
Le journal aide à préparer un échange, sans attribuer de score ni de diagnostic. Dans les pages consacrées aux besoins spécifiques, vous trouverez le cadre général ; ici, nous observons plutôt les activités concrètes autour du fauteuil et ce qui les rend exigeantes.
Journal de trois jours : notez des épisodes, pas chaque minute
De brèves notes après l’activité, quand vous en avez le temps, suffisent. Inutile de chronométrer la personne ou de remplir la fiche pendant un transfert. Si la journée est très chargée, notez seulement les épisodes les plus exigeants et indiquez que le journal est partiel.
| Rubrique | Ce qu’il faut noter | Exemple de formulation, pas un cas réel |
|---|---|---|
| Jour et moment | Un moment de la journée facile à repérer | Après le déjeuner, deuxième jour |
| Demande ou activité | Le motif concret de l’aide | Attraper la télécommande |
| Aide apportée | Ce qu’il a fallu faire | Ramasser la télécommande tombée |
| Participation | Ce que la personne a fait elle-même | A choisi et actionné le réglage |
| Obstacle | Objet, position, espace ou doute | Tablette latérale trop éloignée |
| Effort ressenti | Description libre, sans échelle | Bref, mais répété plusieurs fois |
| Vérification ultérieure | À qui poser la question | Emplacement de la télécommande à revoir |
N’ajoutez la durée que si vous pouvez l’estimer sans difficulté et selon le même critère sur les trois jours. Vous pouvez écrire « quelques minutes » ou indiquer que l’activité se répète souvent : inutile de viser une précision difficile à reconstituer de mémoire.
Les lignes d’exemple montrent comment rédiger ; elles ne rapportent pas un résultat obtenu avec Sollevita. Il n’est pas nécessaire d’indiquer des noms, des diagnostics ou des informations intimes pour décrire un obstacle mécanique ou organisationnel.
Lire le journal : quatre questions avant de chercher une fonction
La demande concerne-t-elle un objet ou un mouvement ?
Si le problème est d’attraper de l’eau, des lunettes ou la télécommande, la première réponse peut être de ranger ces objets autrement. Ajouter un moteur ne rend pas accessible un objet laissé hors de portée. Si, en revanche, il faut changer souvent l’inclinaison, il convient d’observer si la télécommande est compréhensible et utilisable.
L’aide est-elle nécessaire ou manque-t-il une explication ?
Un proche peut intervenir parce que la touche n’a pas été reconnue, et non parce que la personne a perdu la capacité de l’utiliser. Cela ne veut pas dire la laisser essayer seule : il s’agit de distinguer l’apprentissage du produit de l’aide personnelle qui doit se poursuivre.
Le travail se fait-il trop loin ou trop bas ?
Le rasage, l’ajustement des vêtements et le soin des cheveux peuvent demander des accès différents. L’emplacement du meuble voisin du fauteuil peut compter autant que la hauteur de travail. Notez l’activité et le point difficile, sans essayer de prises ni de déplacements du corps.
Faut-il une solution technique ou davantage de soutien humain ?
Les nuits interrompues, l’absence de relais et la difficulté à s’éloigner de la personne ne sont pas des problèmes qu’un siège peut résoudre à lui seul. En Suisse, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) aborde le soutien aux proches aidants comme un ensemble d’informations et de services, et non comme un équipement unique. Les ressources disponibles sont à rechercher près de chez vous. [2]
Ce qu’un fauteuil peut changer au quotidien
Sollevita intègre de 5 à 8 moteurs indépendants, selon la capacité de charge. Ce chiffre compte lorsqu’il permet de relier un réglage à une activité, pas lorsqu’on s’en sert pour promettre une réduction automatique du travail. [3]
L’élévation verticale monte ou descend l’ensemble du fauteuil, tandis que la personne reste assise ou allongée. Elle peut amener l’assise à une hauteur plus confortable pour des activités de soins personnels compatibles. La fonction releveur, elle, accompagne le passage à la position debout : il ne s’agit pas de deux noms pour le même mouvement.
Le panneau latéral entièrement amovible libère l’accès sur le côté ; la partie supérieure amovible de l’accoudoir sert surtout à s’approcher de la table. Pouvoir mieux s’approcher n’autorise pas pour autant à modifier la technique de transfert ni à réduire le personnel prévu.
L’appui-tête motorisé Push Head, le dossier et le repose-pieds offrent des réglages pour les appuis. Si la personne sait utiliser la télécommande, elle peut choisir certaines positions sans demander à chaque fois un réglage manuel. Si ce n’est pas le cas, l’aide appropriée reste nécessaire. La description des fonctions de Sollevita permet de distinguer ces possibilités avant l’entretien-conseil.
N’oubliez pas le travail de nettoyage et d’entretien
Des activités moins visibles peuvent apparaître dans le journal : retirer une protection, nettoyer après le repas, ranger les câbles, préparer le point de recharge. Ce sont des opérations qui comptent dans la praticité d’ensemble et qui ne disparaissent pas avec l’achat d’un fauteuil plus complet.
Le revêtement extérieur et le revêtement intérieur amovibles de Sollevita, ainsi que ses composants démontables, facilitent le nettoyage et la manipulation de chaque pièce. Les instructions du revêtement choisi indiquent comment le laver et le sécher correctement, en évitant les produits ou traitements inadaptés. [3]
Notez aussi qui sait effectuer l’opération et où sont rangées les instructions. Une procédure simple pour une personne peut paraître peu claire à un intervenant occasionnel. La solution peut être un tutoriel ou une explication de l’équipe Sollevita, et non une modification technique.
Comparer deux situations sans promettre de minutes gagnées
Après un changement convenu, on peut observer à nouveau la même activité : la télécommande reste-t-elle à portée de main ? Le personnel accède-t-il au côté nécessaire ? La personne apprécie-t-elle toujours l’activité ? Ces questions sont plus utiles qu’une promesse générale de « gain de temps ».
Indiquez ce qui a changé : position du fauteuil, explication des commandes, présence d’un intervenant ou conditions de la journée. Si plusieurs éléments changent en même temps, n’attribuez pas l’ensemble du résultat au produit. Même une amélioration ressentie doit être décrite pour ce qu’elle est : une observation individuelle.
Lorsqu’une fonction évite un changement de siège effectué uniquement pour rejoindre une autre pièce, il faut aussi évaluer le trajet et la manière de se déplacer. La base sur roulettes de Sollevita, à déplacer manuellement, sert aux petits déplacements à l’intérieur, la personne restant assise ; elle ne rend pas superflue l’aide nécessaire pour la manœuvrer. [3]
Quand le journal doit conduire à demander de l’aide
Si des manœuvres improvisées, des douleurs pendant les soins ou des difficultés à assurer la présence requise apparaissent, n’attendez pas un nouveau fauteuil pour en parler aux professionnels de référence. Le journal peut expliquer le problème, mais il n’autorise pas à répéter une étape qui n’est plus gérable.
De même, réduire les appels n’est pas un résultat positif si la personne cesse de demander de l’aide pour ne pas déranger. La possibilité d’exprimer un besoin et d’obtenir une réponse reste essentielle. Un quotidien amélioré doit aussi être reconnu comme tel par la personne aidée.
L’expression « aide H24 » décrit un besoin de continuité : elle ne signifie pas qu’un fauteuil puisse assurer une surveillance, couvrir un tour de garde ou garantir à lui seul la sécurité la nuit. C’est pourquoi le choix technique doit aller de pair avec l’organisation des aides, sans confondre les deux responsabilités.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Un fauteuil qui aide les aidants réduit-il toujours les heures d’aide ?
Non. Il peut simplifier certaines activités, mais il ne détermine pas le nombre de personnes ni d’heures nécessaires. Celles-ci dépendent de la situation réelle. Le journal sert à repérer des difficultés, pas à justifier une réduction de l’aide.
Dois-je noter toutes les demandes pendant trois jours entiers ?
Non. Vous pouvez vous concentrer sur un moment de la journée ou sur les épisodes les plus exigeants, en précisant que l’observation est partielle. Ne renoncez pas à l’aide nécessaire pour remplir la fiche et ne cherchez pas une précision artificielle.
L’élévation verticale de l’ensemble du fauteuil supprime-t-elle l’effort physique ?
Pas automatiquement. Elle peut amener la zone de travail à une hauteur plus confortable, mais les accès, les activités, les capacités de la personne et les aides techniques continuent de compter. Le bénéfice doit être évalué sur la tâche concrète, en s’en tenant à la formation reçue et aux procédures convenues.
Moins d’appels, est-ce le signe d’une plus grande autonomie ?
Pas toujours. Il faut comprendre pourquoi les appels ont diminué. La personne maîtrise peut-être mieux la télécommande, mais elle a peut-être aussi renoncé à demander quelque chose. Son point de vue doit être recueilli en même temps que les observations de la personne qui aide.
Le journal est-il une échelle pour mesurer le stress du proche aidant ?
Non. C’est une fiche pratique, non validée cliniquement. Elle ne produit ni diagnostic ni score de surcharge ; elle peut aider à décrire des épisodes au professionnel compétent et des besoins techniques à l’équipe Sollevita.
Quelles informations transmettre à l’équipe Sollevita ?
Les activités prioritaires, les obstacles rencontrés, les mesures utiles et les aides techniques déjà présentes. Ne partagez que les informations et les images nécessaires, en impliquant la personne. Pour les problèmes de santé, le professionnel qui la suit reste la référence.
Sources de référence
[1] Eurocarers — Santé physique et mentale : explorer les implications de l’aide informelle (en anglais)
[2] Office fédéral de la santé publique (OFSP) — Proches aidants
[3] Sollevita / La Castellana — Fauteuil releveur de soins : fonctions, construction et données techniques
Préparez vos questions sur les activités les plus exigeantes
Rassemblez quelques observations sur les activités que vous souhaitez simplifier et parlez-en avec l’équipe Sollevita. Le parcours d’accompagnement et de service après-vente Sollevita précise les possibilités du produit ; le soutien humain et les conseils des professionnels restent partie intégrante de la décision.




