Partager une seule routine évite que chaque aidant invente une manière différente d’utiliser le fauteuil. Auxiliaire de vie, enfants, conjoint et intervenants occasionnels doivent savoir depuis quelle position on commence, qui actionne les commandes, quels composants peuvent être retirés et comment laisser Sollevita à la fin de l’activité.
Expliquer toutes les fonctions d’un coup peut créer de la confusion. Il est plus utile d’enseigner quelques séquences liées à la journée : revenir en position assise, se préparer au repas, passer au repos, déplacer le fauteuil et gérer une situation anormale.
Écrire la routine ne remplace pas le manuel du fabricant ni un plan professionnel. La fiche maison sert à traduire les instructions et les décisions individuelles en étapes visibles, cohérentes et partagées.
En bref
- Une position de départ convenue réduit l’incertitude quand la personne qui aide change.
- Les séquences ne doivent décrire que les activités réellement utilisées, et non toutes les fonctions disponibles.
- Le chariot, la batterie et les accoudoirs demandent des contrôles spécifiques avant et après l’usage.
- La personne aidée doit être prévenue avant chaque mouvement, même quand elle n’utilise pas directement le boîtier de commande.
- Une fiche près du fauteuil doit contenir les contacts et les interdictions, mais pas de données de santé inutiles.
Pourquoi les routines changent quand les personnes changent
Observer deux aidants peut révéler des différences importantes. L’un ferme toujours le repose-pieds avant de déplacer le fauteuil ; un autre laisse la batterie branchée ; l’un retire l’accoudoir pour la table ; un autre tente de passer par l’avant.
Comparer les séquences permet de distinguer les préférences anodines des comportements incompatibles avec le manuel ou avec le plan de la personne. L’objectif n’est pas d’uniformiser chaque détail, mais de fixer les étapes qui influent sur la sécurité et le confort.
Impliquer la personne aidée évite que la routine soit construite uniquement pour celles et ceux qui apportent l’aide. Les horaires, la position préférée, la façon de communiquer et le niveau d’autonomie doivent rester au centre.
Définir la position de départ et celle de fermeture
Établir une position de départ rend chaque activité plus prévisible. Par exemple, assise stable, repose-pieds fermé, tilt-in-space (bascule) neutre et hauteur convenue peuvent être le point de départ, si cela reste cohérent avec le manuel et avec la personne.
Définir une position de fermeture évite que le tour de garde suivant trouve Sollevita relevé, allongé ou avec un côté retiré. Accoudoirs, commande, câble et batterie doivent être laissés dans la configuration décidée.
Vérifier que la personne est confortablement installée avant de quitter la pièce clôt réellement la séquence. Le mouvement technique ne coïncide pas avec la fin de l’aide.
Les quatre séquences à enseigner en premier
Revenir en position assise est la séquence la plus importante, car elle doit être connue même en cas de fatigue ou d’imprévu. L’ordre des commandes se définit sur le produit réel et ne se copie pas d’une description générique.
Se préparer au repas peut inclure le déplacement avec le chariot, un arrêt stable, le retrait de la partie haute de l’accoudoir et le réglage de la hauteur par rapport à la table. Chaque étape doit se faire avec la zone dégagée.
Passer au repos peut inclure le repose-pieds, l’inclinaison, le tilt-in-space (bascule) et le Push Head. La routine doit indiquer quels réglages la personne préfère et lesquels demandent de l’aide.
Gérer le chariot doit comprendre le contrôle du parcours, la position de la personne, les câbles, les seuils et le retour sur les patins avant de monter ou de descendre. Le chariot ne doit pas être traité comme un fauteuil roulant d’extérieur.
La routine Sollevita en une page
Remplir une seule page réduit les messages éparpillés et les instructions verbales. La fiche peut être plastifiée ou conservée dans une pochette près du manuel, en évitant les informations de santé superflues.
| Rubrique | Ce qu’il faut écrire | Exemple concret | Qui met à jour |
|---|---|---|---|
| Position initiale | Configuration convenue avant l’usage | Assise neutre, repose-pieds fermé, commande du côté droit | Proche référent |
| Repos | Ordre des mouvements réellement utilisés | Repose-pieds, dossier, tilt-in-space (bascule), Push Head | Personne + aidant |
| Table | Parcours, arrêt et accoudoir | Amener en cuisine, poser sur les patins, retirer la partie haute | Auxiliaire de vie formée |
| Déplacement | Contrôles des câbles, de la personne et du sol | Batterie débranchée du secteur, parcours dégagé | Celui qui effectue le déplacement |
| Fin d’activité | Configuration à rétablir | Accoudoir remonté, hauteur abaissée, commande accessible | Dernier utilisateur |
| Problème | Ce qu’il ne faut pas faire et qui appeler | Ne pas forcer ; débrancher si odeur anormale ; contacter l’assistance | Tous |
Transmission des informations d’un tour de garde à l’autre
Noter un changement de routine évite qu’il ne reste dans la mémoire d’une seule personne. Une nouvelle position tolérée, une touche difficile ou un seuil problématique doivent être communiqués avant le tour de garde suivant.
Séparer les observations techniques des symptômes cliniques garde la fiche lisible. Le bruit du moteur, un câble écrasé et une batterie déchargée concernent le produit ; une douleur nouvelle, une faiblesse ou des vertiges relèvent du parcours de soins approprié.
Utiliser un cahier ou un registre numérique simple peut être utile quand de nombreuses personnes se relaient. Les informations doivent être proportionnées et protégées, surtout si elles contiennent des données de santé.
Batterie, chariot et composants amovibles
Contrôler la charge selon les instructions évite que le fauteuil ne s’arrête pendant une séquence importante. La routine doit indiquer qui recharge, où et à quelle fréquence, sans inventer de cycles non prévus par le fabricant.
Retirer un accoudoir demande un endroit sûr où le poser. Le laisser dans le passage peut créer des obstacles ou des dommages ; le remonter mal peut compromettre l’appui suivant.
Déplacer le fauteuil avec la personne à bord demande un intervenant informé. Le sol, les seuils et les portes doivent être contrôlés au préalable et la personne doit rester correctement positionnée.
Rétablir les patins avant que la personne ne monte ou ne descende doit devenir une étape explicite, et non un savoir implicite.
Cas first-party : trois aidants, une seule séquence
Recueillir les habitudes de trois personnes peut montrer que chacune utilise une combinaison différente pour le repos. La fille règle d’abord le Push Head, l’auxiliaire de vie ouvre le repose-pieds, le conjoint n’utilise que le dossier.
Essayer la séquence ensemble permet de choisir l’ordre le plus compréhensible pour la personne et cohérent avec le manuel. La décision est reportée sur la fiche avec des photographies des touches réellement utilisées.
Vérifier la routine après une semaine permet d’éliminer les étapes inutiles et de corriger celles qui prêtent à confusion. La valeur first-party naît de l’observation du produit dans une maison réelle, et non d’un protocole universel.
Formation initiale et mise à jour
Faire essayer les commandes à chaque personne qui apportera l’aide est plus efficace qu’une explication théorique. Une personne aux mains faibles, à la vue réduite ou peu familière avec la technologie peut avoir besoin d’un mode d’apprentissage différent.
Utiliser la méthode teach-back aide à vérifier la compréhension : l’aidant répète avec ses propres mots et démontre la séquence, pendant que le technicien corrige les étapes éventuelles.
Répéter la formation quand la configuration change évite que d’anciennes habitudes ne restent actives. Un nouveau lève-personne, un harnais différent ou un changement de mobilité demandent une révision.
Une mini-checklist avant chaque utilisation partagée
Vérifier que la zone devant, derrière et sous le fauteuil est dégagée réduit le risque qu’un objet bloque le mouvement. Chaque aidant doit effectuer le même contrôle, même quand la pièce semble inchangée.
Vérifier que les câbles et le boîtier de commande sont intacts évite de commencer une séquence avec un branchement écrasé ou la commande hors de portée. La présence de la batterie ne supprime pas le contrôle des autres câbles.
Contrôler la position de la personne permet de vérifier les pieds, les mains, les vêtements et l’appui de la tête avant d’actionner les moteurs. Une couverture ou une manche peuvent entrer dans la zone mécanique si personne n’observe l’ensemble de la configuration.
Annoncer le mouvement avant d’appuyer sur la touche garde la personne impliquée et réduit la surprise. Une phrase courte et toujours identique peut devenir une partie de la routine partagée.
Confirmer que la configuration choisie est bien celle de l’activité évite d’utiliser le côté ouvert pendant le lever ou de déplacer le fauteuil avant d’avoir rétabli la position prévue.
Consigner une anomalie, même temporaire, empêche que l’aidant suivant la découvre seul. Un bruit inhabituel, une touche intermittente ou une roue qui roule mal doivent être décrits et communiqués à l’assistance selon les besoins.
Prévoir une vérification mensuelle de la fiche maintient à jour les contacts, les personnes autorisées et les séquences. Une routine valable n’est pas une feuille figée : elle change quand la personne retrouve de l’autonomie, quand un nouvel aidant prend le relais ou quand un autre dispositif d’aide est introduit.
Conserver le numéro de modèle et les références de l’assistance près de la fiche accélère la gestion des problèmes sans demander à chaque proche de rechercher des factures ou des messages.
Ce qu’il ne faut pas mettre dans la fiche maison
Ne pas inscrire d’instructions qui contredisent le manuel ou qui ont été suggérées de manière informelle sans vérification. La fiche doit synthétiser, et non modifier, les indications applicables.
Ne pas inclure de diagnostics détaillés s’ils ne servent pas à l’activité. Il suffit de décrire les besoins et les signaux utiles, en protégeant la confidentialité de la personne.
Ne pas créer de procédures pour des transferts complexes sans un professionnel compétent. La fiche peut renvoyer au plan approuvé et indiquer qui contacter, mais pas le remplacer.
Étape suivante
Remplissez la « routine Sollevita en une page » avec toutes les personnes qui utiliseront ou géreront le fauteuil. Apportez la fiche à la livraison ou à la visioconférence : l’équipe pourra vérifier les séquences, les contrôles et les responsabilités. La routine doit être mise à jour chaque fois que la mobilité ou l’équipe d’aide change.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
La routine écrite remplace-t-elle le manuel ?
Non. Elle résume les séquences maison convenues, mais le manuel, l'étiquette et les indications professionnelles restent les références principales.
Qui doit remplir la fiche ?
La personne aidée lorsque c'est possible, le proche référent, l'auxiliaire de vie et la personne ayant formé à l'usage du fauteuil.
Est-il utile de photographier les touches ?
Oui, si les images aident à reconnaître les séquences et ne couvrent ni ne modifient le boîtier de commande.
Comment gérer un changement d'auxiliaire de vie ?
On effectue une transmission pratique, on essaie le fauteuil, on vérifie la compréhension et on indique les contacts et les interdictions.
Que faire si deux aidants utilisent des séquences différentes ?
Les comparer avec le manuel, les préférences de la personne et les indications reçues, puis choisir et documenter la séquence la plus cohérente.
Où conserver la fiche ?
Près du fauteuil ou du manuel, à un endroit accessible aux personnes qui aident mais respectueux de la vie privée.





