Organiser la journée avant de choisir le fauteuil évite de demander à un seul produit d’accomplir le travail du lit, du fauteuil roulant, du lève-personne et du plan de soins. Sollevita peut réunir assise, repos et certaines activités d’assistance, mais doit être intégré dans un système domestique plus large.
Ce guide concerne les situations où la personne participe peu ou pas du tout à de nombreuses activités quotidiennes et où l’aidant doit coordonner les repas, le repos, les soins personnels, les changements de position et le retour au lit.
Définir les objectifs de chaque plage horaire rend les fonctions pertinentes. Au petit-déjeuner, la table peut être utile ; pendant les soins personnels, la hauteur ; l’après-midi, le repos ; lors des déplacements internes, le chariot ; au retour au lit, un plan de transfert.
Respecter les rythmes, la tolérance et les préférences de la personne empêche que le poste d’assistance ne devienne une présence obligée. La grande dépendance n’annule pas le droit de choisir la position, la pièce, l’activité et le rythme lorsque la personne peut s’exprimer.
En bref
- Le fauteuil doit être un poste de la journée, non la seule surface utilisée.
- Lit 180°, élévation verticale, Push Head, flanc amovible et chariot ont des rôles différents à des moments différents.
- Une timeline de 24 heures aide à repérer les transferts répétés, les temps longs et les activités réalisées dans une position inadéquate.
- La présence d’une grande dépendance nécessite souvent d’autres aides techniques et une évaluation professionnelle des transferts.
- Le confort doit être vérifié en même temps que le nettoyage, l’accès de l’aidant, les contrôles techniques et la possibilité de changer d’environnement.
Avant d’organiser toute la journée, il est utile de comprendre quel besoin doit être prioritaire entre le lever, le repos et les transferts.
Partir de la journée, non de la liste des fonctions
Noter l’heure du réveil clarifie le premier passage critique : la personne reste-t-elle au lit, est-elle transférée en fauteuil roulant ou peut-elle rejoindre directement le fauteuil ? La réponse détermine l’espace, les aides techniques et les personnes nécessaires.
Décrire les repas montre si Sollevita doit s’approcher de la table ou s’il faut une tablette indépendante. L’accoudoir escamotable n’a de valeur que lorsque l’espace sous le plateau et la position des genoux sont compatibles.
Enregistrer les périodes de repos distingue une courte pause du besoin d’une surface allongée. La position lit 180° peut réduire un transfert, mais ne remplace pas automatiquement le lit pour toute la nuit.
Indiquer les soins personnels révèle si l’aidant travaille penché ou a besoin d’un accès latéral. L’élévation verticale et le flanc amovible peuvent être pertinents, tandis que d’autres fonctions restent secondaires.
Une timeline de 24 heures
Remplir la timeline permet de voir combien de fois la personne change de poste et pourquoi. Chaque ligne doit indiquer l’objectif, la configuration, qui intervient et l’alternative prévue.
| Plage horaire | Objectif réel | Configuration à évaluer | Qui intervient / alternative |
|---|---|---|---|
| Matin | Passer du repos à la journée | Assise active, Push Head, hauteur pour les soins | Aidant ; lit si l’assise n’est pas tolérée |
| Petit-déjeuner | Participer au repas | Chariot, accoudoir escamotable, hauteur de table | Proche/auxiliaire de vie ; tablette indépendante |
| Milieu de matinée | Soins personnels | Élévation verticale et accès latéral | Aidant formé ; autre surface si nécessaire |
| Après-midi | Repos prolongé | Inclinaison, tilt-in-space (bascule), lit 180° | Supervision ; retour au lit si indiqué |
| Soir | Convivialité et dîner | Assise stable, table, appui-tête | Famille ; fauteuil roulant pour les autres déplacements |
| Nuit | Retour à la surface nocturne | Plan de transfert et position finale sûre | Aidant/lève-personne ; lit comme destination |
Assise et repos ne sont pas la même activité
S’asseoir pour manger nécessite de la stabilité, un accès à la table et un appui-tête cohérent avec l’activité. Une position très inclinée peut être confortable pour se reposer mais inadaptée au repas.
Se reposer pendant une heure nécessite un soutien continu et la possibilité de changer de position. Le tilt-in-space (bascule) et l’inclinaison réalisent des mouvements différents et doivent être réglés selon la tolérance de la personne.
S’allonger à 180° peut offrir une pause sans retourner immédiatement dans la chambre. La personne peut toutefois avoir besoin du lit pour la gestion clinique, le sommeil nocturne, des surfaces spécifiques ou une assistance non compatible avec le fauteuil.
Le retour à l’assise doit faire partie du plan. Un mouvement qui mène confortablement à la position allongée mais qui n’est pas compris par l’aidant peut créer une dépendance technique évitable.
Soins personnels à une hauteur accessible
Amener le visage et le tronc à une hauteur plus confortable peut réduire certaines flexions pendant le rasage, la coiffure et l’habillage. La personne doit être stabilisée et informée avant chaque réglage.
Libérer un flanc peut rapprocher l’aidant et faciliter le passage des vêtements ou des protections. Le côté opposé peut rester monté lorsqu’il offre un appui utile.
Protéger et nettoyer le revêtement après les soins fait partie de la routine. La double déhoussabilité, les tissus lavables et les composants amovibles facilitent l’entretien sans transformer le produit en une surface clinique stérilisable.
Distinguer soins domestiques et activité sanitaire évite les usages inappropriés. Les pansements, la gestion des dispositifs médicaux et l’hygiène complexe doivent suivre le plan et les compétences appropriées.
Déplacements internes et transferts : réduire les passages inutiles
Déplacer Sollevita vers la table peut éviter le transfert sur une autre chaise lorsque le parcours est régulier et que le chariot est prévu pour la personne à bord. Le mouvement doit être lent et guidé.
Utiliser le fauteuil roulant reste nécessaire pour les trajets, l’extérieur ou les espaces où le fauteuil n’est pas adapté. Les deux aides peuvent collaborer dans la même journée sans être des alternatives absolues.
Rapprocher le lit et le fauteuil peut faciliter certains transferts, mais la grande dépendance augmente la probabilité qu’un lève-personne, des toiles de transfert ou plusieurs aidants soient nécessaires. La fonction brancard n’élimine pas cette évaluation.
Réduire le nombre de transferts peut avoir de la valeur, mais ne doit pas empêcher les activités et les changements de position indiqués par l’équipe soignante.
Cas first-party : une journée avec sept changements de poste
Relever sept passages entre le lit, le fauteuil roulant, la chaise de cuisine et le fauteuil montre une routine fragmentée. Deux transferts servent uniquement à atteindre la table, un à recevoir le rasage et un à faire un repos l’après-midi.
Réorganiser la journée avec Sollevita peut permettre de réunir repas, soins et repos dans le même poste, en réduisant certains passages. Le lit et le fauteuil roulant restent toutefois nécessaires pour la nuit, la toilette et les sorties.
Mesurer le résultat signifie compter les transferts éliminés sans réduire la participation ou le confort. Le cas doit être présenté comme un exemple d’organisation, non comme une promesse valable pour chaque famille.
Nettoyage, contrôle technique et continuité du service
Nettoyer chaque jour les zones les plus utilisées nécessite un accès simple et les instructions du tissu. L’exhaustivité de la déhoussabilité est particulièrement importante lorsque le fauteuil est utilisé pour les repas, le repos et les soins.
Contrôler les câbles, la télécommande, la batterie et l’espace sous le fauteuil réduit les désagréments évitables. L’aidant doit savoir quelles vérifications il peut effectuer et quelles anomalies nécessitent l’assistance.
Identifier les composants et les pièces de rechange avant l’achat protège la continuité du poste. En grande dépendance, un arrêt technique a des conséquences organisationnelles plus importantes que pour un fauteuil utilisé occasionnellement.
Prévoir un poste alternatif en cas de panne évite que la famille ne dépende d’un seul dispositif sans plan d’urgence.
Indicateurs pour savoir si la nouvelle organisation fonctionne
Compter les transferts effectués chaque jour permet de vérifier si certains passages ont été éliminés pour une raison utile et non simplement abandonnés. La personne doit continuer à participer aux activités souhaitées.
Mesurer le temps consacré à la préparation du repas, aux soins et au repos montre si le poste a rendu la routine plus fluide. Un temps plus court n’est pas toujours meilleur : ce qui compte, c’est que le geste soit prévisible et soutenable.
Enregistrer les épisodes d’inconfort, de glissement ou de difficulté à utiliser les commandes aide à corriger la configuration et la séquence avant qu’ils ne deviennent des habitudes.
Demander à l’aidant quelle activité reste la plus pénible évite de présumer que la fonction la plus visible a résolu le problème principal. La priorité peut se déplacer après l’introduction du fauteuil.
Revoir la timeline avec les professionnels lorsque changent la mobilité, la peau, le contrôle de la tête ou la tolérance à l’assise maintient le projet cohérent avec la personne.
Préparer un plan alternatif pour une coupure de courant, une panne ou l’absence de l’aidant habituel rend le système moins fragile. La famille devrait savoir où faire reposer la personne, qui contacter et quels transferts ne pas tenter sans assistance.
Conserver la timeline près de la routine des commandes facilite la transmission des consignes et permet au service de comprendre rapidement l’usage réel du produit.
Quand le fauteuil ne doit pas être le poste principal
Reconnaître une faible tolérance à l’assise nécessite l’avis de l’équipe soignante. La douleur, l’instabilité, les indications de décharge ou les besoins respiratoires ne doivent pas être gérés en changeant de position de façon autonome.
Reconnaître le besoin de surfaces spécialisées évite d’appeler « anti-escarres » une assise confortable. Les coussins et les programmes de positionnement doivent être prescrits ou conseillés selon le risque individuel.
Reconnaître que l’environnement ne permet pas des déplacements sûrs peut conduire à choisir une solution différente ou à modifier la pièce avant le fauteuil.
Reconnaître la limite de l’aidant fait partie de l’évaluation. Une personne seule ne doit pas assumer des tâches qui nécessitent du matériel ou plusieurs intervenants.
Étape suivante
Décrivez une journée type de 7 h à 23 h en indiquant les activités, le poste, la personne qui intervient et l’aide utilisée. Mettez en évidence les trois passages qui nécessitent plusieurs personnes : l’équipe Sollevita évaluera où le fauteuil peut compléter, et non remplacer, le système d’assistance. Mettez à jour la timeline après les deux premières semaines et après chaque changement important dans la routine, dans les capacités de la personne ou dans l’organisation de l’aidant.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Sollevita peut-il remplacer le lit et le fauteuil roulant ?
Non. Il peut réunir plusieurs activités, mais le lit et le fauteuil roulant conservent leurs fonctions propres et peuvent rester nécessaires.
Combien d'heures peut-on rester dans le fauteuil ?
Il n'existe pas de durée universelle. La tolérance, le risque cutané, la posture et les indications médicales doivent être évalués individuellement.
La position lit 180° est-elle adaptée à la nuit ?
Elle peut être utile pour le repos ou les micro-siestes ; l'usage nocturne dépend de la personne et ne doit pas être considéré automatiquement comme équivalent au lit.
Le chariot réduit-il les transferts ?
Il peut éviter ceux qui visent uniquement à changer de pièce, sur des parcours adaptés et selon les instructions.
Quelles fonctions sont les plus importantes en grande dépendance ?
Cela dépend de la routine : la hauteur pour l'assistance, l'accès latéral, l'appui-tête, la position allongée ou le chariot peuvent avoir des priorités différentes.
Que dois-je préparer pour la consultation ?
Une timeline des 24 heures, la liste des aides techniques, le nombre d'aidants, les temps d'assise et de repos, des photos des espaces et les trois passages les plus difficiles.




