Un fauteuil pour personnes de petite taille doit permettre de trouver à la fois l’appui du dos, le soutien des cuisses et une position des pieds adaptée à l’activité. La taille seule ne suffit pas pour choisir : deux personnes de même taille peuvent avoir des proportions différentes. Quatre mesures aident à préparer l’entretien de conseil, mais elles doivent être lues en tenant compte du siège actuel, des éventuels supports et de l’essai. Il n’existe pas de petit modèle qui convienne automatiquement à toute personne menue.
En bref
Pour une personne de petite taille, la profondeur et la hauteur de l’assise doivent permettre de poser les pieds sans que le dos s’éloigne du dossier. Les mesures de la jambe, de la cuisse, du bassin et du buste sont utiles lors de l’entretien de conseil, mais elles ne se traduisent pas automatiquement en dimensions à commander. Sollevita propose des largeurs d’assise de 52 ou 63 cm et trois profondeurs : les appuis et les réglages complètent une assise bien proportionnée, ils ne compensent pas une base inadaptée.
Le premier signe : soit le dos en appui, soit les pieds au sol
Une personne peut sembler à l’aise dans un grand fauteuil parce qu’il est bien rembourré, tout en devant avancer le bassin pour atteindre le sol. Lorsqu’elle revient vers le dossier, ses pieds peuvent perdre leur appui. Il ne s’agit pas d’un choix entre deux conforts équivalents : c’est un indice à décrire lors de l’évaluation des dimensions.
Observez la position assise habituelle sans demander de posture forcée. Le dos trouve-t-il appui contre le dossier ? Le bord de l’assise arrive-t-il très près du creux du genou ? Les accoudoirs sont-ils accessibles sans se pencher ? Demandez aussi à la personne ce qu’elle ressent : ce qui paraît correct sur une photo peut devenir inconfortable au fil de la journée.
Ce guide concerne les adultes de petite taille et les personnes âgées menues : les proportions, les habitudes et les appuis comptent davantage qu’une simple étiquette de taille. Pour les enfants, ou lorsque la croissance entre en jeu, une évaluation spécifique est nécessaire : il ne suffit pas de choisir l’assise la plus petite disponible.
Quatre mesures corporelles, pas une formule à appliquer par vous-même
Les mesures se prennent dans une position habituelle stable, avec les chaussures et les éventuels supports utilisés d’ordinaire. N’organisez pas de transfert supplémentaire et ne retirez pas un coussin prescrit dans le seul but de remplir la fiche. Lorsqu’une mesure n’est pas simple à prendre, demandez au professionnel ou à l’équipe Sollevita comment l’obtenir.
1. Du sol au creux du genou
La hauteur poplitée correspond à la distance entre le sol et le creux situé derrière le genou, le pied posé dans la position retenue pour la mesure. Elle sert à réfléchir au rapport entre la hauteur de l’assise et l’appui des pieds.
Ne reportez pas directement cette valeur sur le bon de commande : les chaussures, le coussin, le tassement de l’assise et la posture modifient ce rapport. Précisez comment la mesure a été prise et signalez si le pied ne pouvait pas se poser naturellement. La donnée doit être interprétée, et non corrigée en plaçant la jambe dans une position imposée.
2. De l’arrière du bassin au creux du genou
Cette longueur aide à évaluer la profondeur utile de l’assise. Elle indique quelle partie de la cuisse doit être soutenue sans obliger la personne à avancer pour dégager le genou. Ce qui compte, c’est la surface réellement utilisable entre l’appui arrière et le bord avant, et non la profondeur extérieure du fauteuil.
Ne retranchez pas automatiquement un nombre fixe de centimètres. La marge et l’appui doivent être vérifiés en tenant compte de la morphologie, de la capacité à se tenir assis et des supports. Deux modèles affichant la même profondeur peuvent en outre avoir des dossiers et des rembourrages qui modifient l’espace réel.
3. Largeur du bassin en position assise
La largeur oriente le choix de l’écartement entre les accoudoirs. Elle doit tenir compte du corps, des vêtements portés habituellement et de l’espace nécessaire en situation réelle. Être de petite taille ne signifie pas avoir un bassin étroit : la hauteur et la largeur sont des informations distinctes.
Une assise trop étroite peut limiter l’espace, mais une assise très large peut éloigner les appuis. Ne cherchez donc pas le maximum d’espace possible sans observer où se posent les avant-bras et comment la personne utilise la télécommande.
4. De la surface d’assise au sommet de la tête
La hauteur du buste jusqu’au sommet de la tête aide à mettre en regard le dossier et l’appui-tête. Une personne menue peut avoir un buste relativement long ; un dossier bas n’est pas automatiquement mieux proportionné.
Précisez à partir de quelle surface la mesure a été prise et quels coussins sont en place. Cette valeur ne prescrit aucun réglage au niveau du cou : elle sert à préparer l’essai du dossier et de l’appui de la tête, une fois la position du bassin définie.
La fiche à apporter à l’entretien de conseil
Cette fiche rassemble quatre mesures corporelles à discuter pendant l’entretien, en les distinguant des vérifications supplémentaires concernant le repose-pieds. Les données aident à préparer l’essai, mais elles ne déterminent pas à elles seules les dimensions à commander. Lorsqu’une mesure manque, écrivez « à mesurer » plutôt que de l’estimer pour compléter le tableau.
| Mesure de référence | Donnée à noter | Contexte nécessaire |
|---|---|---|
| Hauteur poplitée | Sol–creux du genou | Chaussures, position du pied et surface utilisée |
| Longueur bassin–genou | Arrière du bassin–creux du genou | Posture habituelle et supports en place |
| Largeur du bassin | Largeur du corps en position assise | Vêtements et besoin d’espace près des accoudoirs |
| Hauteur buste–tête | Surface d’assise–sommet de la tête | Coussin et méthode de mesure |
Ajoutez la taille de la personne, son poids, le nombre d’heures d’utilisation et une description du siège actuel. Une photo de profil, prise avec le consentement de la personne, peut clarifier la relation entre le dos, le bord de l’assise et les pieds ; elle ne doit exiger ni position inhabituelle ni données personnelles non pertinentes.
Le Centre suisse des paraplégiques décrit un travail individualisé et pluridisciplinaire lorsque la position assise pose des problèmes d’asymétrie, de douleur ou d’appui. [1] Les quatre mesures proposées ici préparent la discussion ; en présence de ces problèmes, l’évaluation du professionnel qui suit la personne est également nécessaire.
Hauteur d’assise et fonction releveur : deux vérifications liées
Abaisser beaucoup l’assise peut permettre d’atteindre plus facilement le sol, mais modifier l’effort nécessaire pour se lever. La remonter pour faciliter le lever peut en revanche priver les pieds d’un appui utile. Le choix ne se résume pas à rechercher systématiquement la hauteur la plus élevée ou la plus basse.
La fonction releveur accompagne vers la position debout et peut aussi être utilisée, conformément aux instructions, pour revenir en position assise. Son utilité ne doit être observée que lorsque ce mouvement est adapté à la personne. Elle ne doit pas servir à découvrir, par tâtonnements, si quelqu’un parvient à porter son propre poids.
L’élévation verticale de l’ensemble du fauteuil est une fonction distincte : elle modifie la hauteur de toute la structure tandis que la personne reste assise ou allongée. La présence de ce réglage ne garantit pas que la hauteur minimale du modèle soit suffisamment basse pour une personne menue. Il faut connaître les dimensions de la configuration réelle et les comparer aux appuis nécessaires. [2]
Cette distinction est également utile pour comparer des produits. Les différences de dimensions et de fonctions entre fauteuils releveurs ne se limitent pas au fait que les deux aient un moteur ou un dossier inclinable.
Profondeur, accoudoirs et Push Head doivent fonctionner ensemble
Si la personne reste trop en avant, elle peut ne pas atteindre correctement le dossier et aller chercher l’appui-tête au prix d’un réglage excessif. Avant d’intervenir au niveau de la tête, il faut comprendre si la profondeur et les autres appuis sont adaptés à cette assise.
La distance par rapport aux accoudoirs change elle aussi lorsque le bassin ne trouve pas sa position. Les bras peuvent rester tendus, ou les épaules se soulever pour atteindre l’appui. L’essai doit donc inclure la main et l’avant-bras, et pas seulement une vue de profil des jambes.
Le dossier haut de Sollevita soutient le dos, tandis que l’appui-tête motorisé Push Head règle l’appui de la tête et du cou. L’assise composée de trois couches associe une base d’assise à ressorts, un coussin à ressorts ensachés indépendants et une couche supérieure de confort, pour favoriser une répartition équilibrée du poids et soutenir le bassin. Le choix de la profondeur permet d’adapter ces appuis aux proportions de la personne. [2]
Un coussin prescrit peut avoir une fonction précise. En revanche, un coussin pris au hasard et ajouté pour raccourcir l’assise peut modifier la hauteur, l’appui et la position de la tête. Ne confondez pas ces deux situations et ne retirez pas un support spécialisé sans indication en ce sens.
Les trois profondeurs Sollevita ne sont pas trois tailles choisies selon la stature
Sollevita propose des assises de 52 ou 63 cm de large et trois profondeurs disponibles. Ce choix sert à proportionner le fauteuil à la personne ; il ne suit pas automatiquement un tableau « petite, moyenne, grande taille ». Pour une personne menue, une profondeur réduite peut être importante, mais la largeur et les autres appuis doivent être évalués séparément. [2]
L’équipe Sollevita peut comparer les mesures recueillies avec les données de la configuration et expliquer quelle préparation du fauteuil est envisageable. Inutile de deviner par vous-même la profondeur à commander. Si les cotes chiffrées de la version proposée manquent, demandez-les avant de confirmer.
La largeur utile ne correspond pas à l’encombrement extérieur. Après avoir évalué l’assise, vérifiez aussi les portes, la pièce et la table. Le fait qu’un fauteuil entre dans la maison ne prouve pas qu’il soit proportionné au corps ; à l’inverse, des dimensions adaptées à la personne doivent aussi pouvoir s’utiliser dans son environnement.
Repose-pieds et repos : une vérification en plus des quatre mesures
La longueur de la jambe et la position des pieds méritent une vérification distincte dans les configurations de repos. Il s’agit d’un contrôle fonctionnel complémentaire aux quatre mesures corporelles, à adapter à l’utilisation prévue.
Observez où reposent les mollets et les pieds pendant le réglage autorisé. Un repose-pieds déployé n’est pas automatiquement trop long pour une personne menue ; ce qui compte, c’est la répartition de l’appui dans les positions utilisées et le fait que le corps reste soutenu sans chercher à compenser.
La rallonge du repose-pieds Sollevita prolonge la surface d’appui, mais n’oblige pas à utiliser l’extension maximale dans toutes les situations. La bascule de l’ensemble assise-dossier (Tilt in Space), l’inclinaison du dossier et l’appui-tête Push Head doivent eux aussi être envisagés au regard du confort réel. Pour approfondir ce sujet, la page consacrée au confort et aux réglages de Sollevita reste pertinente. [2]
Un essai utile inclut aussi le retour
Pendant l’essai convenu, vérifiez d’abord la position assise habituelle et les gestes prioritaires : poser les bras, atteindre la télécommande, converser ou lire. Ce n’est qu’ensuite que l’on envisage les positions de repos appropriées et le retour à la configuration initiale.
Il n’est pas nécessaire de rester assis pendant une durée déterminée ni d’essayer toutes les fonctions. Demandez à la personne ce qui change et notez les difficultés. Si une aide au quotidien est nécessaire, associez la personne qui l’apportera réellement : la manière dont un technicien mène la démonstration ne décrit pas à elle seule la routine à domicile.
Si des douleurs, un engourdissement, des asymétries marquées ou des difficultés de contrôle apparaissent, l’évaluation doit être approfondie avec le professionnel compétent. Ne continuez pas à changer les coussins et les inclinaisons en quête d’une solution rapide. L’essai ne sert pas à diagnostiquer un symptôme.
Les erreurs qui font passer une dimension inadaptée pour la bonne
La première erreur consiste à n’essayer le fauteuil qu’avec le dossier incliné : une personne peut apprécier le repos et trouver difficiles la position assise active ou le retour. La deuxième consiste à choisir d’après la seule stature, en négligeant la largeur et le buste. La troisième consiste à ajouter des supports improvisés avant d’avoir compris quelle dimension ne convient pas.
Enfin, évitez d’évaluer le fauteuil uniquement à travers l’avis des accompagnants. Les observations des proches et des aidants sont importantes, mais le confort exprimé par l’utilisateur ne doit pas disparaître de la décision. Conservez les mesures, les questions et la configuration essayée : si quelque chose change, vous saurez de quelles informations repartir.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Quelle est la mesure la plus importante pour un fauteuil destiné à une personne de petite taille ?
Il n’y en a pas une seule. La hauteur poplitée et la longueur de la cuisse orientent la hauteur et la profondeur de l’assise ; la largeur du bassin et la hauteur du buste aident à évaluer les accoudoirs et le dossier. Ces données doivent être lues en tenant compte de l’essai.
Pour une personne menue, faut-il toujours choisir 52 cm ?
Non. La largeur se choisit en fonction de la morphologie et des appuis nécessaires, pas seulement de la taille de la personne. Sollevita propose une largeur d’assise de 52 ou 63 cm ; ce choix doit être vérifié avec la profondeur et le reste de l’assise.
Puis-je compenser une assise trop profonde avec un coussin derrière le dos ?
Pas automatiquement. Un coussin ajouté modifie plusieurs appuis à la fois. Un support prescrit a une fonction spécifique ; une solution improvisée n’équivaut pas à une profondeur bien proportionnée.
L’élévation verticale de l’ensemble du fauteuil permet-elle toujours d’obtenir la bonne hauteur ?
Non. Elle règle la hauteur dans les limites de la configuration, mais ne garantit pas que la position la plus basse convienne à tout le monde. Il faut disposer des données de la version proposée et vérifier les appuis.
Faut-il aussi mesurer la longueur du repose-pieds ?
Il faut vérifier le rapport entre l’appui et les jambes dans les positions de repos. C’est une vérification complémentaire aux quatre mesures corporelles ; il ne suffit pas de comparer la longueur totale du produit avec la taille de la personne.
Puis-je envoyer les mesures sans faire essayer le fauteuil ?
Vous pouvez les utiliser pour commencer l’entretien de conseil, en indiquant comment elles ont été prises et ce qui reste incertain. Elles ne remplacent pas toujours un essai ou une évaluation plus approfondie, surtout en présence de supports ou de besoins posturaux spécifiques.
Sources et références
[1] Centre suisse des paraplégiques · Suisse. Centre pour l’assise en fauteuil roulant. Consulté le 9 septembre 2026.
[2] Sollevita · La Castellana. Fauteuil releveur de soins Sollevita. Consulté le 9 septembre 2026.
Les sources de santé étayent les principes cités, et non une recommandation de Sollevita. Les caractéristiques du produit sont des informations du fabricant ; les fiches pratiques sont des contenus élaborés par la rédaction, et non des essais cliniques.
L’étape suivante : choisir d’après les mesures, et non d’après une taille imaginée
Préparez les quatre mesures, la description du siège actuel et les activités les plus importantes. Mettez-les en regard des possibilités de personnalisation du fauteuil Sollevita et parlez-en avec l’équipe Sollevita, afin de préciser quelle configuration mérite un essai avec la personne.





